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Ennemis du ventre plat

Tout sur la façon dont les industries alimentaires étudient les processus de l’obtention du plaisir par la nourriture, nous conduisant ainsi à acheter et manger davantage.

Le fast-food n’est pas la seule à être mauvaise

FitSeven commence une nouvelle série d’articles consacrés aux produits alimentaires qui causent ou accélèrent le dépôt de graisse sur l’abdomen. Dans ce premier article nous allons parler de ce qui pousse les entreprises agroalimentaires à produire des aliments potentiellement dangereux.

Il y a 60 ans sont apparus des produits pouvant être conservés pendant une longue période, ce qui a changé non seulement la structure commerciale et a permis l’ouverture d’un grand nombre de supermarchés, mais a changé également les habitudes alimentaires des nations entières.

La bataille pour le meilleur goût

Pour produire le goût qui fera les meilleures ventes, la société Cadbury a testé 3904 (!) variantes de goûts avant de lancer sa nouvelle boisson gazeuse Doctor Pepper Vanila Chery en essayant de trouver celui qui séduira les consommateurs(1).

Parmi les différences entre ces boissons on relevait l’intensité des saveurs de vanille et de cerise ainsi que la couleur (les consommateurs préfèrent la plus sombre) et le sucre. Les experts alimentaires connaissent depuis longtemps le taux de sucre préféré des gens.

Bliss point : le point du bonheur

Grâce à Howard Moskowitz dans les années 70 l’industrie alimentaire a introduit un nouveau terme « le point du bonheur » (en anglais : bliss point) qui désigne la réaction spécifique du corps au sucre(2), une substance qui se diffère de la cocaïne par un seul atome.

Les enfants aiment les produits contenants entre 25-40 % de sucre, tandis que les adultes – 12-15 %. Si un produit contient moins de sucre, il est moins savoureux. S’il en contient davantage, il est écœurant. La situation est semblable concernant le sel et la graisse: leur niveau optimal est connu depuis longtemps.

Les secrets de la technologie alimentaire

La plupart des achats spontanés de boissons gazeuses, de snacks et d’autres produits à grignoter n’est pas motivée par la faim, mais parce que le corps souhaite à nouveau éprouver du plaisir à consommer une certaine quantité de sucre, de graisse et de sel, calculée lors d’une centaine d’études.

Le sucre est même ajouté dans les céréales (certaines en comptent 50 %), dans les sauces et dans les aliments congelés. La situation est similaire avec les graisses, elles sont ajoutées afin d’augmenter la durée de vie de produits, mais aussi pour créer un goût agréable.

La nourriture saine ou bonne ?

Les études démontrent que les calories provenant des boissons gazeuses sont « invisibles » pour le corps, elles désactivent les mécanismes de sécurité de la suralimentation(1). En conséquence, nous ressentons une stimulation plaisante du cerveau par le sucre et consommons des calories excédentaires.

Les personnes qui boivent plusieurs canettes de soda ne sont pas dépendantes selon l’entreprise Coca-Cola, elle les appelle “heavy consumers(1). Ce sont précisément ces consommateurs qui représentent 80 % du chiffre d’affaires. Pour des raisons commerciales il n’est pas acceptable de parler des effets négatifs.

Les produits à faible teneur en matières grasses

Conscients de la vigilance croissante à l’encontre de la teneur en graisse animale, les fabricants ont changé leurs recettes en remplaçant souvent un ingrédient « nocif » par un autre. Les produits sans gras se gâtent rapidement, on ajoute alors du sucre et du sel pour augmenter leur durée de conservation.

Une grande quantité de graisse résultant du processus d’écrémage du lait est utilisée à la production du fromage spécial qui est utilisé dans les surgelés, car les consommateurs les préfèrent — les pizzas, les lasagnes, les macaronis au fromage, etc — et dans la restauration rapide.

Marlboro aromatisé Häagen-Dazs

En 1985 la plus grande entreprise de tabac Philip Morris (propriétaires des marques L&M, Marlboro, Chesterfield, Parliament, etc.) a acheté les grandes entreprises agroalimentaires Kraft et General Foods qui produisent des centaines de produits comme Häagen-Dazs, Cheerios, Maxwell House, Lacta et Milka.

Il est probable que les lobbyistes (en français, on parle de groupe de pression ou encore groupe d’influence) du consortium qui défendent le droit de chacun à fumer, ont tout fait pour empêcher la polémique sur les dommages causés par le sucre, le sel et les produits cuisinés.

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Dans nos prochains articles nous allons parler de la façon dont le sucre, le sel et la graisse agissent sur le corps rendant la nourriture si attrayante. Nous analyserons les secrets de la technique de production et donnerons des conseils sur le choix de bons aliments au supermarché.

Références :

  1. Salt Sugar Fat: How the Food Giants Hooked Us, source
  2. Sugar is One Atom Away from Cocaine, source
  3. The Long, Strange History of Kraft Foods, source

Date de publication :

  • 26 novembre 2013
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